Nous, Ministres et Chefs de délégation des Parties ci-après au Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone : Allemagne, Angola, Argentine, Australie, Autriche, Bangladesh, Belarus, Belgique, Belize, Brésil1, Bosnie-Herzégovine, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Chili, Chine, Colombie, Croatie, Danemark, El Salvador, Équateur, Espagne, Estonie, États-Unis d’Amérique, Fidji, Finlande, France, Gambie (République de), Grenade, Guinée, Guinée‑Bissau, Hongrie, Îles Salomon, Iran (République islamique d’), Italie, Jordanie, Kirghizistan, Libéria, Libye, Lithuanie, Luxembourg, Maldives, Micronésie (États fédérés de), Monténégro, Népal, Nicaragua, Niger, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Ouzbékistan, Panama, Paraguay, Pays-Bas, Philippines, Pologne, Qatar, République arabe syrienne, République centrafricaine, République de Moldova, République tchèque, Rwanda, Sainte-Lucie, Sénégal, Slovaquie, Soudan, Soudan du Sud, Sri Lanka, Suède, Suisse, Suriname, Tchad, Tunisie, Union européenne, Vanuatu, Venezuela (République bolivarienne du) et Viet Nam,
Tenant compte des discussions menées lors de la table ronde ayant ouvert le débat de haut niveau de la trente et unième Réunion des Parties au Protocole de Montréal au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, qui joue un rôle de premier plan dans la réduction des pertes alimentaires,
Rappelant qu’environ un tiers de toute la nourriture produite dans le monde pour la consommation humaine est soit perdue, soit gaspillée, ce qui a de graves répercussions sur les revenus des agriculteurs et sur des ressources précieuses comme la terre, l’eau et l’énergie et génère des gaz à effet de serre,
Réaffirmant la coopération entre les Parties dans la mise en œuvre du Protocole de Montréal et notant que le Protocole de Montréal et l’Amendement de Kigali y relatif ont fait prendre conscience de la nécessité d’élaborer des solutions durables et efficaces de réfrigération et de climatisation permettant de répondre à la demande future de refroidissement, notamment des initiatives en matière de chaîne du froid axées sur la conservation des aliments,
Conscients du rôle clé joué par la chaîne du froid dans la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et des objectifs de développement durable concernant, entre autres, l’élimination de la faim et de la pauvreté, la sécurité alimentaire, une meilleure nutrition, l’action climatique, une agriculture et une pêche durables, la santé et le bien-être,
1. Insistons sur l’importance de poursuivre l’action nationale et la coopération internationale en faveur du développement de la chaîne du froid, en particulier l’utilisation de techniques de réfrigération durables et respectueuses de l’environnement pour réduire les pertes alimentaires ;
2. Soulignons les multiples avantages procurés par la promotion de l’échange d’informations sur la contribution de la chaîne du froid aux objectifs de développement durable, et encourageons les travaux menés actuellement à cette fin dans le cadre du Protocole de Montréal ;
3. Appelons au renforcement de la coopération et de la coordination entre les gouvernements, les institutions du Protocole de Montréal, les institutions spécialisées des Nations Unies, les initiatives privées et publiques existantes et toutes les parties prenantes concernées dans la mise en commun des connaissances et la promotion de l’utilisation de solutions et technologies novatrices économes en énergie qui réduisent la consommation de substances réglementées par le Protocole de Montréal dans le développement de la chaîne du froid, contribuant ainsi à réduire les pertes et les déchets alimentaires.
Rome, le 8 novembre 2019