La présente loi d’orientation fixe le cadre de la politique nationale de l’action sociale. Au sens de la présente loi, on entend par « l’action sociale », l’ensemble des moyens mis en œuvre par les différents intervenants du champ social, sous la responsabilité des pouvoirs publics. Ces moyens visent à garantir la cohésion sociale, l’équité, la solidarité nationale, conformément aux principes qui sous-tendent l’action sociale. L’action sociale se déploie au travers des textes législatifs ou réglementaires, des actions et aides visant à prévenir les vulnérabilités, à améliorer les conditions et le cadre de vie des personnes les plus en difficulté, à préserver et à renforcer leur autonomie, à s’adapter à leur environnement socio-économique. L’action sociale intègre l’action humanitaire dans ses aspects de prise en compte des catastrophes et des crises humanitaires. L’action sociale se décline selon les principes suivants : la solidarité nationale, qui s’inscrit dans la perspective de réduire les inégalités et de promouvoir l’égalité des chances, afin d’assurer l’inclusion sociale et de construire une société juste ; l’application équilibrée des volets de prévention, de protection, de prise en charge et de promotion ; la prévention, qui vise à réduire les risques, en se fondant sur l’intervention précoce au niveau des familles et sur les campagnes de sensibilisation au niveau communautaire ; la promotion, qui vise à développer les capacités et les connaissances des personnes, à haut risque, à promouvoir leur autonomisation économique, à assurer leur réinsertion et, dans le cas de personnes vivant en marge de la société, à assurer leur réinsertion familiale et sociale ; la protection et la prise en charge des personnes victimes de violences, de maltraitance, d’exploitation, ou vivant dans les conditions susceptibles de les exposer à de forts risques ; le renforcement du cadre protecteur de la famille aux fins de privilégier la protection, le développement et l’épanouissement de tous ses membres ; la prise en charge et l’accompagnement des personnes victimes des catastrophes ; l’approche communautaire, basée sur une stratégie territoriale globale, intégrée, solidaire et durable, en vue d’une meilleure responsabilisation des populations dans la lutte contre la pauvreté, la prévention des risques sociaux, la médiation et la résolution des problèmes, notamment en milieu rural ; le droit des personnes en général de s’exprimer, et plus particulièrement de celles en situation de haute vulnérabilité, permettant ainsi de prendre en compte les informations, les avis et les opinions de ces personnes ; la responsabilisation des bénéficiaires, en contrepartie des services et des transferts sociaux reçus, afin de promouvoir leur autonomisation et de respecter leurs devoirs envers les autres, notamment les enfants et les femmes ; la protection universelle, qui a pour but de couvrir certaines catégories de dépenses pour tous les individus. La typologie et les prestations y afférentes sont déterminées par voie réglementaire.